Né aux Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire, l'Apex est le deuxième de la classe Edge. Il partage sa coque avec son aîné, le Celebrity Edge : tous deux forment le format court de la famille, celui d'avant l'allongement retenu pour les navires suivants. Mais ce qui le distingue tient moins à ses dimensions qu'à une décision de conception — avoir confié le navire à des designers et des architectes venus principalement de l'architecture et de l'hôtellerie, et avoir assumé que certains partis pris ne feraient pas l'unanimité.

Quatre salles à manger, une seule cuisine

Le dîner inclus se joue dans quatre salles à manger principales, chacune avec sa propre identité : Cosmopolitan pour une cuisine américaine aux influences internationales, Normandie pour la table française, Tuscan pour l'Italie, Cyprus en hommage aux origines grecques de Celebrity — la lettre X du logo de la compagnie est d'ailleurs la lettre grecque chi, un clin d'œil à la famille fondatrice Chandris.

Chaque menu fonctionne sur trois niveaux : des plats propres à la salle, servis tous les soirs ; des classiques communs aux quatre salles, eux aussi fixes ; et une sélection signature Celebrity qui change chaque soir, identique partout. Vous pouvez dîner à heure libre entre 17 h 30 et 21 h, ou réserver l'un des deux créneaux fixes proposés. Un système de bipeur gère l'affluence après les spectacles, avec une attente qui dépasse rarement 15 à 20 minutes — sauf le premier soir et lors des soirées chic, où le service tourne à plein régime.

Les quatre salles partagent en réalité la même cuisine, chacune desservie depuis une extrémité différente. Conséquence peu connue : vous pouvez commander un plat inscrit au menu d'une autre salle que la vôtre, sans supplément — il suffit de le demander en salle, y compris depuis Blu, le restaurant réservé aux passagers AquaClass. Comptez simplement un peu plus de patience : le plat vient de plus loin dans la cuisine.

Les bars du soir, chacun son registre

La vie nocturne du navire se répartit entre plusieurs adresses : le Martini Bar concentre l'essentiel de la musique en direct, le Sunset Bar surplombe l'arrière, et le Craft Social joue franchement la carte du pub — plus de quarante bières artisanales, des vins à la tireuse, des cocktails, et une carte de plats réconfortants servis à la carte, sans formule imposée.

Un navire dessiné par des architectes et des hôteliers

Ce qui distingue vraiment la classe Edge, c'est l'équipe qui l'a dessinée. Celebrity a confié le projet à des designers et des architectes venus principalement de l'architecture et de l'hôtellerie, ce qui reste rare dans l'industrie. Kelly Hoppen a pris en charge les cabines et les suites. Tom Wright, l'architecte du Burj Al Arab à Dubaï, a dessiné les ponts extérieurs et le profil de coque — c'est aussi lui qui a conçu le Magic Carpet. Le studio parisien Jouin Manku signe le Grand Plaza, l'atrium et les escaliers, où une interprétation en laiton du pendule de Foucault est suspendue sur trois niveaux. Patricia Urquiola a pris en charge les espaces arrière, dont le restaurant Cyprus et Eden, réparti sur trois ponts. Nate Berkus agit comme ambassadeur design de toute la série Edge, et jusqu'au théâtre, dessiné par Scott Butler.

Le mobilier et les œuvres murales frappent la quasi-totalité des visiteurs, spontanément, dès les premiers pas à bord. Un détail se joue pourtant à l'envers, et il vaut le coup d'œil. Sur les navires de la classe, des panneaux posés en angle habillent la structure interne du pont 3 pour la dissimuler — mais l'assemblage laisse, entre eux, apercevoir le métal brut, l'acier encore marqué des annotations du chantier. Vous le trouverez côté tribord, dans le corridor qui mène du secteur Guest Relations vers le Tuscan Grill. L'ensemble se lit presque comme une installation, et rien ne le signale : la plupart des passagers le croisent sans le voir.

« Le Celebrity Apex a été pensé pour qu'on le remarque — et construit, malgré tout, pour qu'on ne voie pas tout du premier coup. »

Selvague

Un mot, ici, pour les curieux : les navires d'une même classe partagent l'essentiel de leur conception, et une bonne partie de ce qui vaut pour l'Apex vaut aussi pour ses frères. Si vous hésitez entre plusieurs d'entre eux, ou si vous cherchez simplement à mieux comprendre la logique de la classe Edge, les fiches du Celebrity Beyond et du Celebrity Ascent — comme celle de l'Edge lui-même — contiennent beaucoup d'information transposable d'un navire à l'autre.

Le Magic Carpet, une plateforme à quatre vies

Impossible de parler du design de l'Apex sans s'arrêter sur le Magic Carpet : une plateforme vitrée en porte-à-faux, orange, d'environ 90 tonnes, plaquée sur le flanc tribord du navire. Elle se déplace du pont 2 au pont 16, jusqu'à l'équivalent de treize étages au-dessus de la mer, et change de fonction selon sa position. Au pont 2, elle sert de plateforme d'embarquement pour les navettes lors des escales au mouillage. Au pont 5, elle devient une extension en terrasse du restaurant Raw on 5 le soir — et referme, au passage, la boucle de la promenade extérieure, autrement coupée par ce même restaurant. Au pont 14, elle prolonge le pont piscine, devant les cabanas, avec bar et musique en direct. Un membre d'équipage encadre systématiquement chacun de ses déplacements, jamais effectués avec du public à bord.

Les ponts extérieurs, entre affluence et refuges

Le solarium du pont 14 est réservé aux adultes et couvert d'une verrière, avec sa propre piscine intérieure chauffée. C'est le refuge le plus recherché du navire par temps frais comme par temps chaud — et cette popularité a une conséquence très concrète sur l'organisation de vos matinées. Il se remplit beaucoup plus tôt qu'on ne l'imagine : dès sept heures ou sept heures et demie, l'affluence commence, et vers huit heures les places sont prises. Les passagers qui tiennent à une chaise longue s'y présentent volontiers à deux, l'un partant en éclaireur pendant que l'autre suit. Une explication a été avancée, propre à ce navire : les cabines à véranda infinie ne procurent aucun espace extérieur privé, et ce que les passagers ne trouvent pas dans leur cabine, ils vont le chercher sur les ponts. Rien ne le prouve formellement, mais l'hypothèse colle avec ce qu'on observe ailleurs à bord.

Le pont piscine connaît la même pression aux belles heures. Un niveau plus haut, la logique s'inverse.

Les cabines et cette véranda qui change la donne

La majorité des cabines à balcon du navire sont des Infinite Veranda : une baie vitrée motorisée qui s'ouvre en grand, plutôt qu'un vrai balcon ouvert à l'air libre. Les balcons classiques existent, mais restent rares sur ce navire — et lorsqu'ils apparaissent, ce sont des balcons en renfoncement, en retrait de la coque, ce qui les rend plus calmes mais aussi partiellement fermés, avec une vue en partie obstruée pour certains d'entre eux.

Le principe de l'Infinite Veranda est franchement clivant, et la compagnie elle-même l'a reconnu publiquement — un aveu rare, de la part d'un constructeur qui parle de son propre navire. Les témoignages ne disent pas autre chose : aucun consensus, deux camps bien tranchés. Ceux qui l'apprécient soulignent la vue sans obstacle, du sol au plafond ; ceux qui s'en méfient regrettent l'absence d'air libre en continu. Voici à quoi ressemble, concrètement, un matin dans l'une de ces cabines.

Le matin, derrière la vitre

Le matin s'annonce par la lumière, avant même que vous ouvriez les yeux. Dans votre cabine Infinite Veranda, la baie vitrée monte du sol jusqu'au plafond, sans rideau ni cloison — un mur entier tourné vers la mer.

Vous voulez de l'air. Le bouton, il faut le garder enfoncé : la moitié supérieure de la baie descend lentement, sans jamais se presser, et vous restez la main dessus le temps que ça se fasse — un demi-mur de verre ne s'efface pas en un clin d'œil. L'air entre par le haut, d'un coup, encore chargé de sel. La climatisation, elle, s'est coupée d'elle-même dès les premiers centimètres.

Le sol, ici, n'est pas moquetté : du linoléum, pensé pour la pluie qui pourrait s'inviter par mer agitée. La rambarde monte plus haut qu'un bastingage classique, à hauteur de poitrine, et vous vous y appuyez pour regarder l'eau défiler, encore grise à cette heure.

Plus loin dans le couloir, un chariot de service à roulettes grince doucement — quelqu'un prépare déjà la journée. Des voix basses passent devant la porte, puis s'éloignent. Le navire avance sans à-coups, ce léger roulis qu'on cesse de remarquer après le premier jour en mer.

Vous remontez la vitre avant que l'air ne devienne frais, retournez vous asseoir sur le lit, et laissez la cabine — cette véranda qui n'en est pas tout à fait une — faire le reste du travail.

Côté catégories, les deux témoignages qui reviennent le plus souvent racontent des expériences opposées avec AquaClass : un couple juge le rapport avec la suite Retreat suffisamment tranché en faveur d'AquaClass pour ne jamais regarder plus haut ; un autre, après plusieurs nuits, ne la reprendrait pas, jugeant les autres restaurants du navire déjà assez bons pour se passer du restaurant Blu réservé à cette catégorie. Les deux avis sont sincères — ils disent surtout que le choix dépend de ce que vous cherchez, pas d'un consensus objectif sur la catégorie elle-même.

Le Grand Bistro et son comptoir du matin

Sur le pont 4, face au Café al Bacio, le Grand Bistro sert une cuisine française le soir, avec un changement de registre quotidien : le restaurant se transforme en Le Petit Chef, un dîner-animation où le récit se projette directement sur la table. Le midi, la carte change complètement et se concentre sur les burgers, avec un service distinct de celui du soir.

Le comptoir situé à l'avant du Grand Bistro propose par ailleurs, en journée, des viennoiseries et du pain frais — compris dans votre forfait de croisière, pas facturés à part, et que le personnel emballe volontiers dans une boîte à emporter sur simple demande. Peu de passagers, même parmi les habitués du navire, savent que ce comptoir existe.

Le reste de la table incluse

Le buffet, l'Ocean View Cafe, est l'un des points forts les plus souvent relevés dans les témoignages : stations séparées pour éviter les files, poste indien particulièrement remarqué, pâtes fraîches, viandes tranchées à la commande, et une thématisation qui suit l'escale du jour. Le Mast Grill sert hamburgers et hot-dogs au bord de la piscine, avec une attention notable : il prépare, sur demande, un hamburger sans gluten en quelques minutes. Le Spa Cafe, niché au pont 14, sert le café inclus le plus souvent cité comme le meilleur du bord, fraîchement moulu, mais sur des horaires stricts : combiné aux viennoiseries incluses du Café al Bacio, il permet un petit-déjeuner de qualité sans jamais sortir du forfait de base.

Fine Cut et Eden, le duo payant

Le Fine Cut Steakhouse reste le dossier le plus difficile à trancher du navire : plusieurs témoignages sérieux et circonstanciés décrivent une régularité inégale, entre visites décevantes et repas excellents chez les mêmes clients. Ce n'est pas une question de chance isolée — c'est un fait à prendre en compte tel quel, sans chercher à le lisser dans un sens ou dans l'autre. La salade de homard froide et la wedge salad au bacon et au bleu reviennent, elles, comme des valeurs sûres, quelle que soit la soirée.

Eden joue un autre registre : un menu dégustation en sept services, pensé à l'origine pour accompagner une soirée avant ou après le théâtre, aujourd'hui étiré sur environ trois heures et demie — une tension que le restaurant assume sans vraiment la résoudre. Il reste possible de composer sa propre sélection à la carte avec le serveur, sans passer par le menu complet. Le risotto signature revient comme l'un des meilleurs plats du navire dans la plupart des retours.

Sur l'ambiance sonore d'Eden, une précision s'impose : la musique y a longtemps été jugée trop forte, au point que le bord a fini par baisser le volume après des retours répétés de passagers. C'est un réglage, pas une caractéristique figée du restaurant — un témoignage sur le bruit d'Eden vaut toujours pour un moment précis, pas pour une vérité permanente. Autre point de vigilance, plus terre à terre : où l'on s'assoit change l'expérience, entre les tables proches de la cuisine, plus calmes en soirée, et celles qui bordent les baies vitrées, tournées vers le sillage.

The Retreat et son majordome

Réservé aux occupants de suites, The Retreat regroupe un lounge au pont 15, un pont-terrasse privé au pont 16 avec piscine et bains à remous, et le restaurant Luminae. Le majordome — rebaptisé « personal retreat host » dans le vocabulaire actuel de la compagnie — reste l'un des services les plus mal compris du navire. Plusieurs passagers en suite racontent la même expérience : ils n'ont presque rien eu à lui demander de toute la semaine. Ce n'est pas un signe d'inutilité, mais un malentendu sur le rôle : c'est surtout au comptoir des excursions, à la réception, ou pour replanifier une réservation de restaurant que ce service fait vraiment la différence — pas pour garnir le minibar au quotidien.

La qualité de l'embarquement Retreat dépend fortement du port : les témoignages désignent Fort Lauderdale comme le plus fluide, Miami comme sensiblement plus lent ; Southampton et Port Canaveral se montrent, l'un comme l'autre, efficaces.

Vie pratique à bord

Le Wi-Fi du bord passe par une liaison satellite de nouvelle génération, avec un débit volontairement plafonné par la compagnie. Les avis à ce sujet ont longtemps semblé se contredire — certains le trouvant excellent, d'autres franchement décevant. En creusant, l'explication tient en une phrase : le forfait de base suffit très bien au courriel et à la messagerie, mais un appel vidéo ou du streaming demandent le forfait supérieur. Ce sont deux usages différents, pas deux navires différents. Retenez le mécanisme plutôt que les seuils : c'est le niveau de forfait qui détermine ce que vous pourrez faire, et cet équilibre se réajuste au fil des saisons.

L'application Celebrity centralise le programme quotidien, les menus des restaurants et le contrôle de certains équipements de cabine ; mieux vaut la télécharger avant d'arriver au terminal, le réseau cellulaire y étant souvent saturé les jours où plusieurs navires embarquent en même temps. Le journal papier quotidien, Celebrity Today, est déposé en cabine en complément.

Une ambiance posée, pensée pour les adultes

L'Apex se positionne clairement sur le design, la gastronomie et la destination : ce n'est pas un navire construit autour des attractions à sensations, et il ne cherche pas à l'être. Plusieurs témoignages convergents, dont ceux de croisiéristes très expérimentés, décrivent un navire posé, orienté détente, avec une clientèle sensiblement plus âgée hors vacances scolaires. Cette ambiance n'est toutefois pas une propriété fixe du navire : elle varie fortement selon la période — davantage de familles en vacances scolaires, clientèle plus senior en basse saison.

Le service au bar illustre bien cette prudence nécessaire : une observation de février, en période calme, décrit un service qui circule sans qu'on ait à demander ; une autre, un Thanksgiving à forte affluence, décrit un bar où l'on doit se déplacer soi-même pour être servi. Difficile de dire laquelle est la plus représentative — les deux sont vraies, chacune à son moment.

Où navigue le Celebrity Apex

Le Celebrity Apex vit au rythme d'un balancier saisonnier, comme la plupart des navires de sa catégorie. L'été se passe en Europe du Nord, au départ de Southampton : fjords norvégiens et cercle arctique, Baltique, îles Britanniques, et des incursions plus au sud vers le Portugal, les Canaries et la Méditerranée. L'automne venu, il traverse l'Atlantique en repositionnement — une traversée qui est en soi un produit, avec ses journées de mer et son programme de conférences. L'hiver se joue en Floride et dans les Caraïbes, sur des formats d'une semaine vers Key West, les Bahamas et les Antilles. Il a aussi passé ses premières saisons en Méditerranée orientale, au départ d'Athènes.

Ce balancier est stable dans son principe, mais les ports d'attache et les escales se replanifient chaque année : vérifiez toujours l'itinéraire exact de la saison qui vous intéresse.

Trois choses à savoir avant d'embarquer

La véranda infinie

La majorité des cabines à balcon sont des Infinite Veranda : une baie vitrée motorisée, pas un balcon ouvert à l'air libre. Le principe divise franchement, et la compagnie elle-même l'a reconnu publiquement.

Les balcons classiques restent rares à bord, et se présentent en renfoncement : plus calmes, mais partiellement fermés et parfois avec une vue en partie obstruée.

Le Wi-Fi, question d'usage

Liaison satellite de nouvelle génération, débit volontairement plafonné. Le forfait de base suffit au courriel et à la messagerie ; un appel vidéo ou du streaming demandent le forfait supérieur.

Retenez le mécanisme plutôt que les seuils : c'est le niveau de forfait qui décide, et cet équilibre se réajuste au fil des saisons.

L'application, avant le terminal

L'application Celebrity centralise le programme quotidien, les menus et le contrôle de certains équipements de cabine. Téléchargez-la avant d'arriver au terminal : le réseau cellulaire y est souvent saturé les jours où plusieurs navires embarquent en même temps.

Le journal papier quotidien, Celebrity Today, est déposé en cabine en complément.

Profil voyageur · Selvague

Ce navire et vous

Pour vous si

Le design, la table, la destination — dans cet ordre.

  • Vous aimez un navire posé, plus orienté détente et gastronomie qu'animation intensive
  • Vous êtes curieux de tester une cabine à la vue plancher-plafond, même si ce n'est pas un balcon classique
  • Vous appréciez qu'un parti pris esthétique se prolonge jusque dans les détails — structure apparente, mobilier soigné, œuvres murales
  • Vous naviguez hors vacances scolaires et cherchez une ambiance plutôt adulte
Peut-être pas si

Vous jugez une cabine à son balcon.

  • Vous cherchez l'animation non-stop et les sensations fortes façon parc flottant — ce n'est pas le positionnement du navire
  • Un vrai balcon ouvert, sans vitre, est non négociable pour vous : ils restent rares à bord
  • Vous comptez sur votre majordome pour gérer le quotidien sans le solliciter précisément : son utilité se révèle surtout sur demande ciblée
  • Vous naviguez en haute saison scolaire et espérez la même tranquillité que celle décrite hors saison

Les deux faces d'une même rose des vents.

Score Selvague

Celebrity Apex

  • Espaces & design 4,3/ 5

    Un parti pris tenu jusque dans les détails : Grand Plaza, Eden sur trois ponts, Magic Carpet, et jusqu'à l'acier laissé visible au pont 3. Le casino, privé de comptoir depuis la création du Craft Social, reste la scorie de l'exercice.

  • Cabines & confort 4,0/ 5

    Portée : catégories standard et AquaClass, hors suites. L'Infinite Veranda offre une vue du sol au plafond et divise franchement — la compagnie elle-même l'a reconnu. Les vrais balcons ouverts restent rares, et se présentent en renfoncement.

  • Gastronomie 4,2/ 5

    Quatre salles principales sur une seule cuisine, un buffet régulièrement cité comme un point fort, un comptoir de viennoiseries incluses que presque personne ne connaît. Le Fine Cut, lui, ne tient pas sa régularité d'un soir à l'autre.

  • Service 4,1/ 5

    Salle à manger souple, équipe qui accepte de faire venir un plat d'une autre salle, maître d'hôtel accessible quand le bureau des réservations bloque. Le système de réservation, lui, produit des refus qui n'en sont pas.

  • Entretien En observation

    Les sources disponibles parlent abondamment du design et de la table, très peu de l'usure des matières et du suivi technique. Il en existe, elles ne suffisent pas à fonder une note défendable.

  • Vie à bord 3,7/ 5

    Portée : les documents à occupation atypique sont écartés. Navire posé, sans attraction à sensations, et il ne cherche pas à l'être — un choix assumé plutôt qu'un manque. L'affluence sur les ponts, elle, pèse tôt le matin et aux belles heures.

Le style ne dit pas tout : c'est le titre de cet article, et c'est aussi sa conclusion. Sur l'esthétique, l'Apex n'a besoin de convaincre personne — l'atrium, les œuvres murales et le Magic Carpet font leur travail dès les premiers pas. Ce qui décidera de votre semaine se joue ailleurs, dans des détails que la brochure ne mentionne pas : une véranda qui n'est pas un balcon, un casino sans comptoir, un refus de réservation qui n'en est pas un, une carte rangée dans un tiroir. Rien de tout cela n'est un défaut. Ce sont les réflexes du navire, et les connaître d'avance change tout.

Les informations pratiques de cet article reflètent l'état documenté du navire au moment de la rédaction ; certains aménagements, horaires et offres incluses peuvent évoluer d'une croisière à l'autre. Elles sont fournies à titre indicatif.